Pierre Gattaz souhaite des formations payées 80% du SMIC

Le président du MEDEF, Pierre Gattaz, préconise la possibilité d’embaucher des adultes en formation rémunérée 80% du SMIC.

« Je préconise de créer des contrats de professionnalisation sur mesure, en permettant aux entreprises d’embaucher à 80% du Smic, comme c’est la règle pour les moins de 26 ans ». Telle est la déclaration cette semaine de Pierre Gattaz, celui qu’on appelle le patron de patrons.

Le président de l’organisation patronale détaille sa proposition en précisant que « L’entreprise les formerait pendant une durée de dix-huit à vingt-quatre mois, un investissement lourd ».

Pour ce qui est de la rémunération des personnes qui suivraient cette formation, Pierre Gataz propose un salaire équivalent à 80% du SMIC. Il indique que « leur rémunération devrait être complétée par l’indemnité de chômage ou le RSA pour atteindre le Smic ».

  • Un double avantage pour l’entreprise et la personne formée

pierre gattaz
Crédit : Copyleft

Pour Pierre Gattaz, cette mesure aurait un double avantage. Elle permettrait de lutter contre le chômage en formant des personnes sans emploi à des métiers demandés par les entreprises. Ces méteirs sont parfois difficile à pourvoir, faute de profils adaptés.

« Il y a un million de personnes au chômage de longue durée et un million bénéficiant du RSA, très loin de l’entreprise et de l’emploi » enchaine Pierre Gattaz. Avec la formation qu’il préconise, les personnes sans emploi pourraient envisager « un retour à l’emploi durable ».

Certains syndicats restent cependant réservés sur cette proposition. En effet, ils soulignent l’existence de plusieurs mesures de retour à l’emploi qui offrent déjà des avantages à l’employeur. Ils craignent que ces formations telles que proposées par Pierre Gattaz ne débauchent pas sur des CDI.

Le président du Medef souhaite que la France s’inspire des modèles de nos voisins européens. « Par exemple, aux Pays Bas, la rémunération est inférieure au salaire minimum pour les jeunes. Et le taux de chômage y est très inférieur au nôtre ».

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